Visuel expo meta

Exposition passée

Méta-archéologie. Florian SCHÖNERSTEDT.

Du au

Musée d'Archéologie de Nice / Cimiez

Vernissage le vendredi 22 février 2019, à 19:00

« Faites l’inventaire de vos poches, de votre sac. Interrogez-vous sur la provenance, l’usage et le devenir de chacun des objets que vous en retirez. »George Perec, L’Infra-ordinaire , 1989

Cette exposition présente différentes installations et vidéos de l’artiste Florian Schönerstedt. Florian Schönerstedt a travaillé pendant plus de deux ans au sein du musée et sur le site archéologique de Cimiez pour nous proposer son regard sur la pratique de l’Archéologie.

Collecte, conservation, classification, typologie, enregistrement, etc., ce vocabulaire, qui appartient à l’Archéologie, est aussi celui qu’emploie Florian Schönerstedt dans sa démarche. Il articule celle-ci autour de protocoles qui reprennent la rigueur et l’exhaustivité des approches scientifiques. Il développe sa pratique autour d’installations et de travaux en lien avec le cinéma d’animation. Par une approche expérimentale de ce medium, il cherche à mettre en lien les éléments sériels qui composent notre monde avec l’enchaînement des images d’un film. Les séquences d’animation sont une restitution exhaustive d’une réalité quantifiable d’objets, au rythme d’un item par photogramme.

Au travers du rapport au temps et à la matière première, ce projet porte un éclairage nouveau entre pratique artistique et archéologique. Notre rapport au temps est remis en perspective, comme une dimension manquante, avec laquelle l’artiste, comme l’archéologue, se joue.

Crédit : Florian Schönerstedt

L’artiste

Florian Schönerstedt vit et travaille à Nice.

Fils d’un sculpteur et céramiste, Florian a fait ses premiers pas dans l’atelier de son père. Il travaille depuis 2004 sur des œuvres vidéos qu’il a commencées à réaliser lors de ses études à l’université.

Il a travaillé durant plus de dix ans dans la production audio-visuelle en tant que réalisateur et motion-designer. Cette expérience a profondément marqué sa démarche sur les questions des outils de création et des supports de diffusions de ses œuvres, qu’il redéfinit, allant jusqu’à les créer de toute pièce (Scanimatographie, Vidéorium, etc.).

Au cours de cette période, il a réalisé 4 courts-métrages. Ses films ont été diffusés dans de nombreux festivals, son film Souffle court a obtenu le Prix Arte en 2014.

En 2015, il s’installe dans un atelier, ce qui lui permet de faire évoluer sa démarche vers des formes plus libres dans son approche de l’image animée. Ses recherches se concentrent sur la mise en place de protocoles autour de récoltes d’objets et plus largement de matière première qu’il va ensuite réinvestir sous forme d’installations. Son travail oscille entre documentation du quotidien et dénombrement de l’infra ordinaire.

Lors du Forum Movimenta 2016, où son installation vidéo Les cartes du champ de bataille était présentée, il rencontre Romain Trachel, scientifique expert en traitement du signal et des images, en intelligence artificielle et en neurosciences cognitives. De cette rencontre naît le projet Les feuilles de l’arbre qui n’existe pas, qui sera présenté lors de la biennale Movimenta 2017 et remportera le prix OFQJ lors des dixièmes Bains Numériques à Enghien-les-Bains.

Depuis 2008, Florian collabore en tant que sélectionneur pour le Festival du court-métrage de Nice pour la compétition « Expérience » (films expérimentaux et nouvelles images). Depuis 2012, il mène des ateliers pédagogiques autour du cinéma d’animation avec l’association « Il était un truc… »

Crédit : Luc Josia-Albertini / Ville de Nice