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L’amphithéâtre

Il s’agit d’un édifice de taille modeste, l’un des plus petits de Gaule : 68 m de long sur 57 m de large. L’amphithéâtre de Cemenelum est construit en deux campagnes successives entre 70 et 80 de notre ère. Le premier anneau supporte une cavea (partie où se trouvent les gradins) construite sur remblais ou sur l’affleurement du rocher. Le second anneau est muni d’une seconde section de gradins sur voûtes qui semble indiquer l’existence de six à sept niveaux portant alors la capacité d’accueil à plus de 4000 spectateurs.

Pour accéder à l’arène, le cortège inaugural (pompa) empruntait l’entrée monumentale sud, la porta triumphalis, orientée vers la cité.

L’entrée monumentale nord servait au passage des combattants ou à l’évacuation des victimes (porta sanavivaria ou porta libitinensis).

De la piste on pouvait accéder aux loges officielles par un étroit escalier qui passait par les sacella (espaces voutés) disposés en dessous.

Les gladiateurs étaient des combattants professionnels qui s’affrontaient sur le sable de l’arène par paires bien définies, chacun des deux adversaires appartenant à une catégorie appelée armatura, dotée d’une panoplie et de techniques de combat spécifiques : Provocator, Mirmillon, Secutor, Rétiaire, etc.

L’entraînement était dur, mais ces sportifs bénéficiaient d’une alimentation soignée et d’un suivi médical.

Quand un gladiateur était vaincu, le public ou les officiels donnaient leur verdict. La plupart du temps, il était épargné car il coûtait très cher aux propriétaires des ludi (écoles de gladiateurs). Le geste fantaisiste du pouce tourné vers le haut ou vers le bas est une idée reçue qui date du XIXe siècle et qui ne repose sur aucune source historique.

C’est en 258, sous l’empereur Valérien, que se déroula, dans l’amphithéâtre, le martyre de Pontius (Saint Pons). Celui-ci fut épargné par les ours qui auraient dû le dévorer. Il est finalement décapité le 11 mai 261 au bord du Paillon. Sa tête aurait roulé jusqu’à l’emplacement actuel de la basilique du même nom, au pied du versant est de la colline de Cimiez.